Coupe du monde 2026: passion et polémiques (B1)
Niveau: B1 · Durée: 2:32 · Thème: Sport
La Coupe du monde de football 2026 est organisée conjointement par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique. C’est la première édition à réunir 48 équipes nationales et 104 matchs. Gianni Infantino est le président de la FIFA, la Fédération Internationale de Football Association, depuis 2016. Ce reportage examine les aspects financiers et logistiques du tournoi, ainsi que certaines controverses qui l’entourent.
un vecteur → un moyen de transmettre ou de diffuser quelque chose
le gigantisme → le caractère excessivement grand d’un événement ou d’une organisation
une addition salée → une facture ou un coût très élevé
débourser → payer une somme d’argent
éprouvant → difficile à supporter physiquement
une gourde → un récipient portable pour boire de l’eau
une pause fraîcheur → une interruption du jeu pour permettre aux joueurs de se désaltérer
Vous pouvez écouter la vidéo autant de fois que nécessaire et prendre des notes.
- Quelle image Gianni Infantino veut-il donner de la Coupe du monde ?
- Quels sont les deux problèmes principaux mentionnés pour les supporters qui veulent assister au Mondial ?
- Combien coûte une journée de parking pour les supporters qui viennent en voiture ?
- Pourquoi les pauses fraîcheur sont-elles critiquées dans le reportage ?
- Pourquoi la situation de la sélection iranienne est-elle particulièrement difficile ?
- Que demandent les supporters interviewés à la FIFA ?
Pensez-vous que le prix des billets et des transports est justifié pour un événement comme la Coupe du monde ? Pourquoi ?
La FIFA dit que le football est « un vecteur de lien social et d’unité entre les peuples ». Êtes-vous d’accord avec cette vision ?
A. Compréhension générale
- Infantino veut présenter le football comme un vecteur de lien social, d’unité et d’émotions partagées entre les peuples.
- Les prix très élevés des billets d’avion et des places dans les stades, et les coûts astronomiques des transports et du parking.
B. Compréhension détaillée
- Entre 180 et 200 dollars pour la journée.
- Parce qu’elles permettent aux diffuseurs de passer des publicités supplémentaires : elles servent donc les intérêts commerciaux plutôt que ceux des joueurs.
- Elle a été forcée d’établir son camp de base au Mexique et de traverser la frontière américaine pour jouer ses matchs, en raison de difficultés liées aux visas.
- Ils demandent à la FIFA de revoir ses décisions tarifaires ou d’au moins proposer des réductions pour les vrais fans.
C. Complétez les phrases
- passion ; émotions
- billets d’avion ; places ; stationnement (ou parking)
- gourdes ; humidité
- publicités ; financiers (ou commerciaux)
- visa(s)
Le football, vecteur de lien social et d’unité entre les peuples. C’est l’image que veut donner Gianni Infantino. Le président de la FIFA était mercredi à Miami pour promouvoir l’action d’un centre communautaire, mais également pour vanter le gigantisme de la Coupe du monde qui démarre dans une semaine.
« Les chiffres sont déjà impressionnants. Trois pays, 16 villes, 104 matchs, 7 millions de spectateurs dans les stades et 6 milliards de téléspectateurs. Mais le plus important, c’est en réalité le cœur. C’est la passion, les émotions que chacun va vivre. »
Mais pour vivre pleinement cette passion et ces émotions, les supporters qui font le déplacement doivent s’attendre à une addition salée. Des prix de billets d’avion en forte hausse sur la période, des places dans le stade pouvant aller jusqu’à 5 000 euros. Et pour s’y rendre depuis son hôtel, il faudra encore débourser des sommes astronomiques. De nombreuses villes hôtes ont annoncé des augmentations inédites du prix des transports en commun. La palme revient au train permettant d’aller de New York au stade du New Jersey, qui accueillera notamment la finale : passé de 13 à 150 dollars, avant d’être réduit à 105 dollars après de nombreuses protestations. Pour ceux qui décident de prendre leur voiture, il faudra compter 180 à 200 dollars pour la journée de parking.
« Ça veut clairement dire que je ne pourrai pas y aller, et je pense que beaucoup de gens vont être très déçus. J’espère vraiment qu’ils pourront revoir leur décision, ou au moins proposer une réduction pour les vrais fans. »
Ceux qui ont économisé pour pouvoir supporter leur équipe devront garder encore quelques dollars pour s’hydrater, car la FIFA a annoncé mercredi qu’elle interdisait la présence de gourdes dans les stades, et ce alors que les climatologues préviennent qu’une chaleur éprouvante et une forte humidité affecteront la tenue du Mondial.
« Il faudrait trouver un moyen pour que les supporters puissent se procurer de l’eau à un prix abordable, car certains choisiront tout simplement de ne pas en acheter, ce qui les expose à un risque élevé. »
Les joueurs, eux, pourront boire lors des pauses fraîcheur obligatoires, permettant ainsi aux diffuseurs de passer des publicités supplémentaires. Les bénéfices des droits télévisés sont estimés à 4 milliards de dollars, contre moins de 3 lors de l’édition précédente au Qatar. Une affaire d’ores et déjà très juteuse pour les organisateurs et les sponsors, accueillie chaleureusement par l’administration Trump.
D’autres sont moins les bienvenus, comme la sélection iranienne, forcée d’établir son camp de base au Mexique, d’où elle traversera la frontière pour jouer ses matchs. Des joueurs de différentes nationalités sont par ailleurs toujours en attente de visa.