La gravure sur métaux, une tradition tunisienne

Niveau: B2 · Durée: 1:51 · Thème: Traditions

Au Maghreb, la gravure sur métaux est un savoir-faire artisanal transmis de génération en génération. Ce reportage suit un artisan qui continue de transmettre son métier à de nouveaux apprentis, tout en s’inquiétant pour l’avenir de cette profession.


le tracé-matis → une technique de gravure qui rend le métal mat, pas brillant

l’ajourage → une technique qui consiste à faire des petits trous dans le métal pour créer un motif

le sertissage → la technique pour fixer une pierre précieuse dans un bijou

un(e) apprenti(e) → une personne qui apprend un métier avec un artisan expérimenté

le patrimoine immatériel → les traditions et savoir-faire que l’UNESCO reconnaît et protège

une matière première → les matériaux de base utilisés pour fabriquer un objet

gagner sa vie → avoir assez d’argent grâce à son travail pour vivre

Vous pouvez écouter la vidéo autant de fois que nécessaire et prendre des notes.

1. Compréhension globale
2. Vrai ou faux ?
3. Compréhension détaillée
  1. Pourquoi Chiheb continue-t-il à former des apprentis ?
  2. Pourquoi dit-il : « Je crains que cette profession ne disparaisse » ?
  3. Pourquoi de moins en moins de jeunes choisissent-ils ce métier ?
  4. Que souhaitent obtenir les artisans de la part du gouvernement ?
4. Vocabulaire en contexte
  1. Pour transmettre son savoir-faire et préserver le métier.
  2. Parce qu’il manque d’artisans, que peu de jeunes se lancent dans le métier, et à cause des difficultés économiques.
  3. À cause des salaires faibles et de la difficulté à en vivre.
  4. Davantage de soutien, d’encouragements, et de reconnaissance.

Ici, pas de Made in China, tout se fait à la main, directement dans l’atelier. Au Maghreb, la gravure sur métaux est une technique ancestrale : il y a le tracé-matis, l’ajourage, ou encore le sertissage. À 68 ans, Chiheb exerce et enseigne cette profession depuis 50 ans. Aujourd’hui, beaucoup de ses apprentis sont des femmes désireuses de créer elles-mêmes leurs propres bijoux.

« Nous sommes là pour leur apprendre les bases du métier, le fonctionnement de la gravure et de la soudure, ainsi que la méthode d’assemblage et de finition. Ensuite, ils sont libres de graver ce qu’ils veulent, en créant un objet qui reflète notre époque. »

Tout un savoir-faire issu de l’histoire et des croisements des civilisations dans la région. Depuis quelques mois, les techniques de gravure sur métal ont même été inscrites au patrimoine immatériel de l’UNESCO, une reconnaissance bienvenue pour ces artisans, car le métier se fait de plus en plus rare.

« Je crains que cette profession ne disparaisse définitivement. Oui, je le crains vraiment. J’ai hérité de ce métier de mon père, de toute ma famille, et si ce métier disparaît, un jour, il n’y aura plus de graveur. »

Un métier en péril, la faute à des matières premières trop chères et à des salaires bas. Résultat : les artisans viennent à manquer, et de moins en moins de jeunes se lancent dans cette voie professionnelle.

« J’ai eu deux ou trois garçons comme apprenti à qui j’ai enseigné le métier, mais à quoi bon leur apprendre le métier pour qu’ils restent sans rien faire, ou pour qu’ils ne puissent pas travailler et en vivre ? Ce n’est pas la peine, il n’y a rien qui leur permet de gagner leur vie. La situation n’est pas bonne. »

Beaucoup d’artisans se tournent maintenant vers leur gouvernement. Ils attendent des encouragements et une meilleure reconnaissance de leur métier, sans quoi ces techniques millénaires pourraient un jour disparaître.

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